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Écrit par Pascal Thevenier

   Jeudi, 04 Octobre 2012 13:16 Depuis l’introduction de l’architecture Kepler, les GeForce ont une fréquence de base et un boost qui monte par pas (bin) de 13 MHz jusqu’à une valeur maximale variable selon la carte et/ou le GPU. Plusieurs facteurs interviennent dans la détermination dynamique de la fréquence maximale. Visiblement, il existe une valeur intrinsèque liée à la puce elle-même. La température du GPU entre aussi en ligne de compte vu qu’au-delà de 70°C, le GPU n’exploite plus systématiquement sa fréquence boost maximale. Si la température joue négativement sur le boost, l’augmentation de la tension du GPU est par contre bénéfique. En augmentant la tension du GPU et en le maintenant sous la barre des 70°C, il est donc possible de profiter d’un boost plus important. C’est visiblement à ce petit jeu que s’est adonné MSI avec sa GeForce GTX 670 Power Edition. Etant donné que nous avons justement cette carte installée dans la machine de test, nous avons enquêté car cette carte vient réellement taquiner la GeForce GTX 680.

D’après les tests très complets de la GeForce GTX 670 réalisés par nos confrères d’Hardware.fr, le GK104 des GeForce GTX 670 fonctionne de 915 MHz à 1084 MHz, soit un delta de 169 MHz ou encore 13 bins. Pour bien comprendre le mécanisme, prenons l’exemple de la GeForce GTX dont les fréquences vont de 1006 MHz à 1110 MHz, donc un delta de 104 MHz soit 8 bins. Il faut souligner que le boost maximum n’est atteint qu’en dessous de 70°C et qu’il est variable d’une carte à l’autre. Rappelons aussi que le boost se calque sur la fréquence de base. Une GeForce GTX 670 à 1000 MHz (oc de 85 MHz) qui profite de 13 bins de boost grimpera jusqu’à 1169 MHz en conditions optimales. La MSI GeForce GTX 670 Power Edition profite quant à elle de 15 bins soit 2 de plus que le maximum NVIDIA. OC d’origine à 1020 MHz, elle grimpe jusqu’à 1215 MHz (13 MHz x 15, on retrouve bien le delta de 195 MHz). Passé les 70°C au niveau du GPU, le boost perd un bin et se stabilise à 1202 MHz. Mais dans un boîtier bien ventilé, la MSI GeForce GTX 670 Power Edition tient 1215 MHz sur la longueur. Nous n’avons pas de GeForce GTX 670 de référence pour comparer mais dans les mêmes conditions, une GeForce GTX 680 perd d’office son premier bin (celui des 70°C [à moins de forcer la ventilation manuellement]) et oscille ensuite entre 1071 et 1084 MHz avec parfois des chutes à 1058 MHz (GPU-Z indique une valeur moyenne de 1075 MHz). En tenant les 1215 MHz soit une fréquence 13% plus élevée que la moyenne d’une GeForce GTX 680, la MSI GeForce GTX 670 Power Edition compense la perte des 192 Cuda Core (1536 vs 1344 soit 12,5% de moins).

L’examen des graphes montre que MSI tient également constamment le GPU à 1,175 volt. Tout ceci serait parfait dans le meilleur des mondes si pour parvenir à ses fins MSI n’avait, semble-t-il, pas porté la tension du contrôleur PWM Richtek à 9,3 volts au lieu de 5 volts alors que le constructeur de cette puce évoque des risques de destructions au-delà de 7 volts. Faut-il s’attendre à des MSI GeForce GTX 670 Power Edition mortes prochainement ? L’affaire, à suivre, a été dévoilée par Tom’s DE et citée par nos confrères du Comptoir.