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RightMark CPU Clock Utility ou RMClock Utility pour les intimes est un logiciel très puissant qui permet de contrôler finement le processeur. Parmi ses possibilités les plus intéressantes, on peut souligner le contrôle direct de la tension du processeur en fonction du multiplicateur appliqué au processeur et la limitation du multiplicateur à une valeur choisie. L’intérêt est modéré sur un ordinateur de bureau… Dans le cas d’un ordinateur portable, abaisser de plusieurs centièmes de volt la tension d’alimentation du processeur permet de gagner quelques degrés, parfois juste assez pour éviter le lancement du ventilateur ou tout au moins pour profiter d’une machine moins chaude. De son côté, le contrôle du multiplicateur maximum permet d’augmenter l’autonomie du portable…

Installation et réglages de base

RMClock ne pèse pas bien lourd et l’installation est très rapide. L’interface du logiciel est classique et ne comporte aucune fioriture. Les captures illustrent nos régalges pour un portable Lenovo T61 Santa Rosa équipé d’un Core 2 Duo T7300 (et d’une Quadro NVS 140m).

La page About… présente quelques informations sur l’auteur et la version du logiciel ainsi que liens et adresses de contact.

La section Settings permet de configurer le lancement automatique de RMClock soit via le menu démarrer soit par une clef dans la base de registre, ainsi que de réduire directement le programme en icône dans la barre des tâches. Elle contient aussi les réglages des informations sous forme de bulle, le choix entre °C et °F, l’option toujours visible, etc.

La partie CPU info est comparable à CPU-Z et comme le laisse présager son nom, elle affiche des informations relatives au processeur mais en se focalisant sur les caractéristiques énergétiques.

Comme le laisse présager son nom, la section Monitoring centralise les paramètres surveillés par RM Clock : fréquence, charge, tension, multiplicateur et température.

Le menu Battery Info prend en charge plusieurs batteries. Le menu lui-même propose quelques options génériques comme afficher l’autonomie et le temps de charge même si la batterie et/ou le portable n’intègrent pas cette fonctionnalité. Il est possible de choisir l’affichage de l’icône (interne de RMclock) de la batterie en permanence, seulement quand elle est en activité ou jamais. Enfin, on peut désactiver d’office l’icône de batterie intégrée à Windows pour éviter qu’elle ne fasse double emploi…

Pour chaque batterie, RMClock est capable d’afficher des informations sur l’autonomie, la charge, la puissance nominale, la capacité résiduelle, la température (selon les modèles), le nombre de cycles (au cas par cas), etc.

Les sections Update et Professionnal features sont réservées à la version complète du logiciel. Elles donnent accès à la mise à jour automatique du programme (manuelle dans la version gratuite) et permettent de configurer des actions selon des paramètres spécifiques.

Les options avancées…

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses ! La première chose à faire est d’aller dans la partie Advanced CPU Settings et de s’assurer que RM Clock a bien reconnu un processeur de type Mobile (dans le cas d’un portable). Dans la foulée, vous pouvez déjà activer toutes les options (disponibles) relatives aux Intel Core/Core 2 family enhanced low power states et Intel Core 2 family advances features. N’oubliez pas de cocher la case Apply these settings at startup et d’appuyer sur Apply. Avant de quitter ces sections, le bouton Chipset donne accès à quelques réglages qui peuvent tous être activés (dans la majorité des cas). Comme pour les réglages du processeur, il ne faut pas oublier de cocher la case et de presser sur Apply.

Dans la section Management, toutes les options peuvent aussi être cochées. Certains réglages dépendent de vos préférences personnelles. A noter que certains réglages intéressants (Run HLT et Enable OS power management integration) nécessitent un redémarrage qu’il est préférable de faire directement. Attention Run HLT lancera un processus par processeur pour le maintenir dans ce mode et le gestionnaire de tâche montrera qu’ils occupent chacun un core à 100%. Comme toujours, n’oubliez pas de passer par le bouton Apply sans quoi RM Clock ne tient pas compte des modifications…

Avec la section Profiles, nous entrons enfin dans les entrailles de RM Clock. Cette page est divisée en deux sections :

  • Profil selection : les deux listes déroulantes permettent de choisir le profil voulu sur secteur et sur batterie. Dans les deux cas, RM Clock propose de choisir le profil lors du démarrage de Windows et le profil actif, c’est-à-dire celui tourne (par exemple pour un changement temporaire).
  • CPU Performance states editor : La colonne index reprend les modes et multiplicateurs supportés par le processeur. La seconde – type – précise s’il s’agit d’un mode conventionnel ou d’un mode spécifique comme l’IDA ou le SuperLFM. Ma colonne FID contient le multiplicateur associé au mode. Enfin, la colonne VID permet de choisir la tension voulue pour chacun des modes ! La case Auto-adjust intermediate states VIDs est très pratique car RM Clock calcule les fréquences intermédiaires : il suffit d’ajuster la tension du mode le plus élevé et celle du plus faible. Si RM Clock n’effectue pas l’ajustement, il suffit de sélectionner les deux valeurs extrêmes dans les listes déroulantes.
  • La section Profiles a par défaut quatre sous sections :

  • No management : le processeur fonctionne par défaut
  • Power saving : Cochez Use P-states transition et sélectionnez une valeur d’index en cochant la case. Un seul choix est possible pour ce mode d’économie maximale. Le plus intéressant est le mode 0 qui correspond au multiplicateur le plus faible ou au SuperLFM (s’il est supporté). RM Clock permet de choisir un mode différent sur secteur et sur batterie.
  • Maximum performances : Même principe sauf qu’il s’agit de fixer le multiplicateur maximum (ou l’IDA si disponible). Afin de favoriser l’autonomie, on peut fixer un multiplicateur plus faible sur batterie.
  • Performance on demand : Cette fois, toutes les cases peuvent êtres activées afin que le multiplicateur soit ajusté à la charge. Les options Performance/power states transition logic settings sont à présent accessibles. Elles définissent la charge ainsi que les délais pour monter et descendre de multiplicateur. Elles peuvent être ajustées différemment selon que le portable opère sur batterie ou sur secteur.
  • Valider les tensions…

    Nous avons fait les essais avec un Thinkpad T61 « Santa Rosa ». Par défaut, la tension du processeur à pleine charge est de 1,2500volt. Avec une session de prime active, la température du processeur monte à 78°C. Une fois que le système est chaud, la recherche des tensions peut commencer.

    Le plus simple est de définir dans un premier temps la tension du mode le plus faible (via la page principale Profiles). Notre machine supporte au plus bas 0,8875 volt avec le multiplicateur de 6x (ainsi que dans le mode SuperLFM). Pour vérifier la stabilité avec cette tension, il suffit de forcer le mode Power Saving (ou de configurer le mode Maximal performance sur le multiplicateur le plus faible) et de laisser tourner Prime95 une bonne heure. En général, il n’est pas nécessaire d’avoir à relever cette tension. Par sécurité, nons avons quand même fixé la valeur à 0,9000 volt.

    Il faut à présent rechercher la tension du multiplicateur le plus élevé (en excluant le mode IDA). De manière générale, on peut débuter à 1,100 volt pour un Core 2 Duo Merom. Il ne faut pas oublier de forcer de passer en mode Maximal performance avec le multiplicateur maximum. Il reste à faire tourner Prime95… Sans plantage au bout de quelques minutes, on peut abaisser la tension à la volée. En descendant par pas de 0,0125 volt, Prime95 finira par afficher une erreur (ou le PC plantera complètement). La valeur critique est alors connue. Quand la valeur la plus faible est clairement définie, mieux vaux ajouter 0,0125 volt ou même 0,0250 volt par sécurité.

    Vous pouvez attribuer au mode SuperLFM la tension la plus basse comme pour le multiplicateur le plus faible. Quant à l’IDA, il peut conserver la même tension que celle du multiplicateur le plus élevé (surtout si vous avez pris un peu de marge).

    RM Clock calcule les tensions intermédiaires. Mais par sécurité, mieux vaut les valider une à une avec Prime95 en fixant chaque multiplicateur tour à tour dans le mode Maximal performance. Attention, même si Prime95 ou tout autre logiciel de burn semble bien passé, la stabilité n’est pas garantie à 100%. En effet, lors de changements de fréquences et de multiplicateur, des problèmes peuvent toujours survenir notamment des écrans bleus avec des messages d’erreur assez aléatoires.

    Le Core 2 Duo T7200 de notre T61 accepte 1,0000 volt comme tension minimale à sa fréquence la plus élevé. Mais nous avons fixé cette tension à 1,0250 volt suite à un freeze lors d’un changement de multiplicateur. Dans ces conditions, la température en charge du processeur n’est plus que de 63°C contre 78°C par défaut, soit 15°C de moins (à vitesse de ventilateur égale) !!!

    Quelques astuces

  • Un clic gauche sur l’icône de RM clock permet de choisir un profil (Enable profiles selection with left-clic accessible par un clic droit doit être coché).
  • L’icône se colore selon la charge. Cette fonction peut être désactivée
  • Les icônes complémentaires peuvent être masqués (clic droit puis hide icon)
  • Les icônes complémentaires sont réactivables par un clic gauche sur l’icône principal (Show …).

    Remarques

    L’utilisation de RM clock n’est pas sans risque. Si les chances d’endommager le processeur sont presque inexistantes, un plantage peut conduire à des pertes de données. De mauvais réglages peuvent aussi conduire à un système très instable ! Beaucoup de possibilités de RM Clock sont encore à étudier et même en tant qu’utilisateurs avertis nous ne les utilisons pas toutes… En outre, elles sont loin de toutes avoir un impact aussi significatif. Vous avez cependant les bases minimales pour explorer cet outil puissant.