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En mars 2003, Intel lançait en grandes pompes sa nouvelle plateforme mobile Centrino. Elle apportait enfin puissance, autonomie et connectivité sans fils. Une véritable révolution surtout en comparant avec les Pentium 4 Mobile (ou non) qui avaient fait fondre l’autonomie comme la neige au soleil… Depuis, c’est le calme plat ! Certes, en trois ans, le trio Pentium-m, chipset et carte Wifi signé Intel a évolué mais si peu. Le Pentium-m a gagné en fréquence et a hérité d’un FSB plus élevé, d’un cache deux fois plus gros et du support de la DDR2 via de nouveaux chipsets. La partie Wifi a quant à elle rapidement profité de la norme 802.11g, mais force est de reconnaître qu’en usage courant, ces évolutions sont bien modestes par rapport à la révolution que constituait la première plateforme Centrino. Cette année, Intel remet le couvert et nous propose sa nouvelle solution Centrino Duo. Evolution ou révolution ? Nous avons testé le Sony Vaio FE11S pour y répondre…

Retour en 2003…

… ou même avant ! Du temps des portables à base de Pentium !!!; l’autonomie était déjà très correcte et les performances de très bon niveau notamment avec les derniers Tualatin. Ils disposaient déjà d’un FSB 133MHz, de 512Ko de cache L2 et leur fréquence atteignait 1200MHz. Le passage au Pentium 4-M a été une véritable hérésie ! Installer dans un portable un processeur conçu pour les hautes fréquences (qui engendrent une consommation et une chauffe importantes) a rapidement fait fi du silence et de l’autonomie. Etant donné les fréquences modestes retenues pour les versions mobiles, les performances ont clairement reculé.

C’est donc en toute logique que le Pentium-m, successeur de cet ersatz, dérive directement du Pentium !!!-m tout en bénéficiant de quelques plus apportés par le Pentium 4. Après la parenthèse Pentium 4-m, l’évolution des processeurs pour portables repart de plus belle. Le Pentium-m reprend le pipeline court des Pentium- !!!, reçoit plus de mémoire cache avec une gestion très avancée, hérité des instructions SSE2 et du bus QDR des Pentium 4. Grâce à de nouveaux chipsets, le Pentium-m accède également à la gestion de la mémoire DDR. Conscient qu’un portable n’est pas qu’un processeur, Intel définit Centrino sur base d’un trio : Pentium-m, chipset et carte Wifi Intel. Rapidement Centrino devient synonyme de portable autonome, performant et « Wifi »…

Entre 2003 et 2006, Centrino évolue timidement. En 2004, la première mise à jour vise la carte Intel ProWireless qui passe à la vitesse supérieure avec la gestion du 802.11g. Ce n’est qu’au début de 2005 que la relève connue sous le nom de code « Sonoma » arrive. Le Pentium-m « Banias » est remplacé par le « Dothan » qui apporte un FSB de 533MHz et un cache L2 de 2048Ko grâce au passage en 90nm (contre 130nm auparavant). Ce « Die Shrink » est tout bénéfice vu que la puissance progresse légèrement sans augmentation significative de la consommation ni diminution notable de l’autonomie. « Sonoma » est aussi l’occasion de passer de la DDR à la DDR2 et de l’AGP au PCI-Express via le remplacement de l’i855 par l’i915. Enfin, dans la foulée, Intel migre le southbridge vers l’ICH6-M et « Sonoma » profite du Serial ATA, du High Definition Audio ainsi que du support des ExpressCard (version PCI-Express des ports PCcard). Dernier point, la carte Wifi évolue en Calexico², moins gourmande en énergie, déclinée en deux versions : Pro Wireless 2200BG et Pro Wireless 2915ABG.

Centrino Duo

Centino Duo (ex-Napa) est le nom de la nouvelle plateforme mobile d’Intel. Elle se compose toujours d’un trio d’éléments clefs : un processeur, un chipset et une carte Wifi Intel. Cette fois, Intel abandonne le nom Pentium et le cœur de Centrino Duo est un processeur Core Duo (ex-Yonah). Le chipset en vogue est à présent l’i945M (ex-Calistoga) et la dernière évolution de la partie Wifi sans fil est maintenant assurée par une carte PCI-Express Pro Wireless 3945ABG.

Le processeur Core Duo

La grande révolution du Dual Core a débuté en 2005 dans les PC de bureau et continue son avancée. Elle déteint à présent sur le monde mobile où Intel est le leader incontesté depuis l’avènement de Centrino. Alors que le Pentium D est un processeur Dual Core des plus rudimentaires, deux cores complets montés sur un même support, les Athlon 64 X2, plus évolués, utilisent un contrôleur mémoire et un crossbar commun. La communication entre les cores ne passe donc plus par le chipset en évitant ainsi une surcharge inutile de ce dernier. Le Core Duo franchit encore une étape et se présente ainsi comme le plus abouti des processeurs Dual Core. Dans un Core Duo, seules les unités d’exécution sont dédoublées et contrairement aux Athlon 64 X2, le cache L2 est commun et dynamiquement allouable en proportion variable pour chaque core. Du coup, le Core Duo se contente de seulement 152 millions de transistors, soit seulement 11 millions de plus qu’un Dothan. Le passage du 90nm au 65nm ne conduit pas à une réduction de la taille, que du contraire. Le Core Duo occupe une surface de 90,3 mm² contre 83,6 mm² pour le dernier Pentium-m. Il se compose donc tout naturellement de moins de couches pour une meilleure évacuation de la chaleur.

Les 2048Ko d’ « Advanced Transfer Cache » L2 sont totalement modulables entre les cores grâce à la technologie Smart Cache. Si un des cores est à l’arrêt, la totalité des 2048Ko peut servir au seul core actif. En cas de charge inégale des cores, celui qui a besoin de plus de ressources L2 peut se les attribuer dynamiquement. Cependant, les deux cores ne peuvent accéder en même temps aux mêmes données. Le Bandwidth Adaptation Buffer donne accès au cache en gérant les demandes des cores tout en réduisant le plus possible le délai inhérent à une demande d’accès aux mêmes données. Cette gestion plus complexe du cache L2 se solde naturellement par une latence plus élevée : 14 cycles contre 10 sur un Dothan. Elle est cependant nettement inférireure à celle des Athlon 64 et X2 et Pentium D. A noter que l’accès au cache L1, toujours fixé à 32Ko pour les données et 32ko pour les instructions, se fait toujours sur 3 cycles.

Le pipeline de traitement qui se retrouve dans chaque core du Yonah conserve 13 étages comme sur le Dothan. Il bénéficie cependant d’optimisations importantes du Data Pre-fetch Logic. Pour mieux alimenter le pipeline, le Data Cache Unit Streamer demande plus rapidement un pre-fetch du cache L2 vers le cache L1. Les processeurs travaillent généralement en out-of-order. Au niveau du « decoder », ils fractionnent certaines grosses instructions en micro instructions et les réordonnent de manière à s’adapter à leur architecture interne. Avec les technologies Micro-op Fusion et Advanced Stack Management, il s’agit de recombiner certaines micro-opérations afin d’obtenir encore un plus haut rendement des unités avec la plus faible consommation… Quant à l’Advanced Branch Prediction destiné à éviter les erreurs de branchement, il dispose de trois modèles de prédictions : global, bi-modal ou loop detector. Cette microarchitecture a été introduite en 2003 par le « Banias », le premier Pentium-m mais elle a été optimisée. Le Core Duo permet également la fusion des Micro-op avec les instructions SSE et SS2. Il peut aussi décoder simultanément trois instructions SSE et supporte le jeu d’instructions SSE3. Plus polyvalent et plus souple, ce core d’exécution revu devrait, selon Intel, se montrer jusqu’à 10% plus performant que celui d’un Dothan. A noter que les diverses modifications portant sur les différents jeux d’instructions SSE sont repris sous l’appellation « Digital Media Boost ». La FPU a aussi fait l’objet d’optimisation avec notamment avec de meilleurs algorithmes de chargement.

La gestion de l’énergie est capitale dans un portable. Le Core Duo apporte un nouvel état, l’Enhanced Deeper Sleep, qui lui permet d’encore abaisser sa consommation en réduisant son voltage. Dans cette situation spécifique, le contenu du cache L2 est copié en mémoire et ce dernier est éteint. Pour piloter le système de refroidissement de manière optimale, chaque core dispose de sa propre sonde thermique interne. Un choix logique étant donné qu’un des cores peut être sollicité très différemment de l’autre. Un troisième capteur existe pour pallier une éventuelle défectuosité. L’Enhanced Intel SpeedStep est toujours à l’ordre du jour avec de multiples étapes tant au niveau de la fréquence que de la tension.

Comme les derniers Pentium D de la « série 900 », les Core Duo supportent la technologie de virtualisation Vanderpool qui permet de faire fonctionner des machines virtuelles, une sorte de VMware en hardware. Cependant, les Core Duo font l’impasse sur la technologie EM64T homologue de l’AMD64 ISA. Ces nouveaux processeurs Intel ne seront donc pas en mesure de faire fonctionner des OS 64bits contrairement aux futurs Turion X2 prévus courant mai. L’ The Execute Disable Bit feature fait par contre partie de l’équipement.

Avec le Core Duo, le FSB progresse de 533MHz soit 4x133Mhz à 667MHz (4x166MHz) pour délivrer une bande passante de 5,33Go/s. Il s’agit toujours d’un bus Advanced Gunning Transceiver Logic (AGTL+) où les données circulent en mode 4x (le « quad-pumped » des Pentium 4) et les adresses en mode 2x.

Le nouveau Core Duo d’Intel est un processeur particulièrement optimisé. L’analyse de ses spécifications montre clairement la recherche tant des performances qu’une faible consommation. Si Intel a clairement changé de slogan, au profit de Leap ahead, le géant a également revu sa philosophie : après la course au GHz, le fondeur cible la meilleure performance par watt et s’en donne les moyens.

Le chipset i945M

L’ex-Calistoga est le nouveau compagnon du processeur dans la plateforme « Centrino ». Par rapport à la génération précédente, il apporte comme principale innovation le support du FSB 667MHz qui va de paire avec la fréquence externe du Core Duo. Le Core Duo et sa mémoire opéreront donc de concert… L’i945M gère également la mémoire en double canal jusqu’à la DDR2 667. Cependant, alors que son prédécesseur supportait toujours la DDR de première génération, l’i945M ne supporte plus que la DDR2. Les autres caractéristiques sont identiques : 1 port PCI-Express 16x via l’i945 lui-même, 6 ports PCI-Express 1x, 2 ports SATA, 1 canal PATA, 8 connecteurs USB 2.0 et l’HD Audio.

Pro Wireless Intel 3945ABG

La nouvelle puce réseau wifi (ex-Golan) prend à présent place sur une MiniCard et plus sur une MiniPCI. Plus compacte, elle est aussi beaucoup plus simple au niveau électronique. L’Intel Pro Wireless 3945ABG consomme donc naturellement moins. Comme son appellation le laisse présager, elle supporte à présent les normes 802.11 A, B et G. La collaboration avec Cisco conduit à certaines améliorations et à de nouvelles fonctionnalités telles que le Wake On Wireless Lan, une API pour optimiser le VoIP et le WPA2. Le plus intéressant pour l’utilisateur est une réception optimisée principalement en discernant mieux les différents réseaux et en isolant de manière optimale le signal des parasites et du bruit. Ceci devrait être particulièrement intéressant dans les zones encombrées…

Le Sony Vaio FE11S

Après cet assommoir technique, il est à présent temps de s’intéresser au portable lui-même ! Le Vaio FE11S est livré dans une boîte compacte comme tous les portables récents. La machine est soigneusement emballée et accompagnée d’une licence Windows XP Media Center, de plusieurs manuels d’utilisation dont un très épais relatif à la garantie, d’une offre pour 150 heures d’AOL et d’un abonnement Skype prépayé. Par contre, pas la moindre trace d’un CD ou DVD avec les pilotes. Toute éventuelle remise en état logiciel de la machine passe par la restauration d’une installation d’usine. La première chose qui surprend au déballage de la machine est la taille du transformateur. Un véritable pavé : 140x60x30mm pour un bon ½ kilo ! On s’attendait à mieux surtout à côté d’une machine au look aussi raffiné…

Le tour de la belle

Sony a toujours soigné le design de ses portables et ce FE11S n’y déroge pas. Malgré sa largeur imposante liée au format 15.4 pouces wide et à une profondeur comparable à un 15 pouces classique, sa silhouette est très équilibrée notamment grâce à un profil cunéiforme peu prononcé. Le capot d’écran gris très clair et frappé d’un logo argenté Vaio est métallique et procure rapidement une impression de rigidité. Le bas du châssis est noir et totalement « lisse », c’est-à-dire sans le moindre bossage. Ceux qui utilisent la machine sur les genoux apprécieront ce détail à sa juste valeur. A l’image du carter d’écran, le châssis fait également preuve d’une robustesse exemplaire. La liaison est assurée par deux charnières de gros diamètre partiellement noyées dans la coque. Elles sont fermes à souhait et arrêtent immédiatement tout balancement de l’écran. En terme de qualité et de rigidité, ce Vaio supporte aisément la comparaison avec un Thinkpad !

La face avant abrite le système de verrouillage de l’écran, quatre leds témoin, une entrée et une sortie audio, un interrupteur Wifi et le lecteur MemoryStick Pro. Contrairement aux habitudes, le crochet de retenue de l’écran se trouve dans le repose poignets et s’escamote à l’intérieur. Le bord de l’écran est ainsi vierge de toute protubérance… Sur le flanc droit, nous retrouvons un port PCcard et son successeur, un port ExpressCard, un connecteur FireWire 4 broches, trois ports USB 2.0, une sortie TV S-VHS, une prise VGA et enfin la prise d’alimentation. L’arrière qui reçoit la batterie sur presque toute la largeur et la sortie d’air chaud du système de ventilation n’a aucun connecteur. Sur le côté gauche, Sony a placé les connecteurs RJ11 et RJ45 ainsi que l’encoche Kensington et le graveur DVD±RW double couche. Les ports « Legacy » tel que Parallèle et Série ne sont plus jamais présents, ce qui n’est plus un défaut. Par contre, l’absence d’infrarouge est regrettable même si elle est en partie palliée par Bluetooth…

Démarrage…

Dès son ouverture, le Vaio VGN-FE11S montre fièrement un écran X-Black du plus bel effet… miroir ! il réfléchit absolument tout ce qui se trouve face à lui. Après une pression sur le bouton de mise sous tension, il semble ne rien se passer. La machine n’émet pas le moindre bruit. Puis, le graveur vérifie la présence d’un éventuel média et l’écran s’illumine. L’image est à couper le souffle : le noir est profond et le blanc d’une pureté exceptionnelle. La luminosité fait carrément penser à un solarium ! Même au minimum, elle est suffisante voire encore trop intense dans un environnement peu éclairé. Sony a d’ailleurs soigné la gestion énergétique de la dalle X-Black, hélas seulement en 1280×800, en utilisant le SmartDimmer de NVIDIA. Sur batterie, le rétro éclairage diminue en cas d’inactivité… Un véritable plus compte tenu du fait que l’écran consomme jusqu’33% de la puissance totale…
Au pied de l’écran, on retrouve deux speakers dont la qualité est supérieure à la moyenne. Certes, le son est creux par manque de basses mais c’est récurrent sur les portables… Tant que nous sommes dans la partie audio, il est dommage que Sony n’aie pas intégré un micro afin de pouvoir profiter de Skype sans élément annexe.
Entre la grille qui dissimule les speakers et le clavier, se trouvent à gauche cinq boutons : volume plus et moins ainsi que mute et deux programmables et à droite l’interrupteur de mise sous tension. Ce dernier intègre une led verte qui fait office de témoin de mise sous tension et de l’état de veille. Trois autres leds vertes affichent l’état du clavier : num lock, scroll lock et pavé numérique. Le clavier lui-même est très agréable avec des touches nettement plus fermes que la moyenne – sans égaler un clavier IBM – sauf la touche espace notablement plus lâche. Le touchpad est signé Alps, un concurrent de Synaptics et propose toutes les fonctionnalités qu’on peut attendre d’un tel système : zone de défilement et de lancement, « tap » et double « tap », « tap » and drop, etc.

Des plus et des moins…

Comme beaucoup d’autres constructeurs, Sony a placé une Webcam sur le dessus de l’écran. Sa qualité (0.4Mpixel) est cependant bien en dessous d’un modèle externe même d’entrée de gamme. Ce Vaio réserve néanmoins de bonnes surprises comme le Vaio Control Center qui regroupe tous les réglages du portable, Vaio Update, la sélection du périphérique sans fil (gestion de Wifi et Bluetooth) ou encore le Vaio Power Management. Ce dernier permet d’ailleurs de forcer le mode basse fréquence même sous forte sollicitation. Par contre, il est réellement dommage qu’une telle machine ne dispose pas d’une jauge de batterie capable d’estimer l’autonomie restante sur batterie. Il faut composer avec le pourcentage restant.

Côté technique

Notre Vaio FE11S est équipé d’un processeur Core Duo T2400 à 1.83GHz. Il ne nécessite que 1,04v sur batterie à basse fréquence. A sa fréquence nominale, il demande 1.4v. Du côté de la mémoire, Sony a équipé la machine d’un seul module de DDR2-533 d’une capacité très correcte de 1Go. Le mode Dual Channel supporté par l’i945M n’est donc ici pas actif.
Côté affichage, Sony qui utilisait des Radeon Mobility a retenu un GeForce 7400 Turbo Cache sur lequel nous n’avons réussi à obtenir aucune information quant à ses fréquences de fonctionnement. Avec la même architecture (G73) que le GeForce Go 7300 soit 4 pixel pipelines et 3 vertex engines, le GeForce Go 7400 affiche des fréquences nettement plus élevées. Avec 450MHz pour le core ainsi que pour ses 32Mo de Turbo Cache en 64bits, il est presque 30% plus rapide que le GeForce Go 7300 (350MHz). Comme tous les GPU NVIDIA, il supporte les Shader Model 3.0, l’High Dynamic-Range Lighting (HDR), PureVideo et bénéficie du PowerMizer 6.0 avec un clockgating très avancé. Enfin, d’un point de vue énergétique, la technologie Turbo Cache évite d’avoir à maintenir sous tension 128Mo de mémoire ou plus pour afficher simplement le bureau…

Le graveur n’est pas en reste avec un Matsushita DVD-RAM UJ-841S qui supporte une multitude de formats comme le montre la capture de Nero Info… Tout au plus, on peut lui reprocher d’être parfois un peu trop sonore mais rien d’alarmant. Le disque dur fait par contre tache au milieu de ce beau monde. Certes, il fait 160Go et utilise une interface SATA II mais ce Fujitsu MHV2160BT est désespérément lent à cause d’une vitesse de rotation limitée à 4200rpm. Il se fait ridiculiser par un bon vieux Seagate Momentus 40Go à 5400rpm… Dommage, ce disque bride réellement la machine.

Les performances

D’un point de vue puissance pure, le Core Duo affiche le même comportement que tous les processeurs dual core. Si l’application est capable d’en tirer parti, les performances augmentent de manière significative. C’est notamment le cas de Windows Media Encoder 9 et de Cinebench 2003 ou dans une moindre mesure de Gogo’n’Coda. N’ayant pas été en mesure d’aligner une machine équipée d’un Dothan à 1.83Ghz, il nous est difficile d’établir une comparaison directe pour évaluer l’impact des optimisations spécifiques au Yonah. Si on considère le Fujitsu Siemens Amilo 1425 avec un Pentium-m 745 (Dothan 1.8GHz) avec notre Vaio FE11S et son Core Duo T2400 à 1.83GHz, on observe un écart de fréquence de 1.66% pour un écart CPU Mark 99 de plus de 4%. On remarque également que le temps d’encodage WME9 est presque 2x plus court et que l’indice Cinebench 2003 est quasiment 2x plus élevé.

Au niveau des performances graphiques, la petite GeForce Go 7400 Turbo Cache affiche de meilleures prestations que la Radeon Mobility 9700 128Mo qui équipe le Fujitsu. En comparaison avec l’Asus A6Q00VA à base de Pentium-m 740 (1.70GHz) et de Radeon Mobility X700 128Mo, elle doit par contre s’incliner. Alors que beaucoup auraient tendance à considérer le GeForce Go 7400 TC comme un produit d’entrée de gamme, il affiche un niveau de performances bien sympathique surtout si on tient compte de ses spécifications modestes (mémoire 64bits) compensées par une fréquence importante (450MHz pour le core et la mémoire cache).

Le disque dur est vraiment en dessous de tout… Une réelle déception ! Même la mise et la sortie de la veille prolongée semblent interminable. N’y allons pas par quatre chemins, pour pleinement profiter de ce Vaio FE11S, il faudra sérieusement envisager de le remplacer ! Les prestations du graveur sont pour leur part dans la moyenne.

La bonne nouvelle vient de l’autonomie correcte : 3 heures avec une batterie de 57.5Wh ! Bien sûr, nous sommes loin des quatre bonnes heures atteintes par les CL50 et CL56 (batterie ~60Wh). Il est vrai que la Battery Mark 4.01 ne sollicite qu’un seul des cores et de manière peu intensive mais il a le mérite de représenter l’usage typique d’un portable sur batterie : surf et bureautique. Les écrans 15,4 pouces, plus grands que les 15 pouces traditionnels, consomment naturellement plus pour leur rétro éclairage. C’est particulièrement le cas avec ce modèle X-black très luminueux. Enfin, sans être une qualité majeure du FE11S, l’autonomie n’en demeure pas moins supérieure à la moyenne des derniers portables testés.

Conclusion

Très réussi sur le plan esthétique, particulièrement bien fini et d’une rigidité exemplaire, le FE11S nous a laissé une excellente impression. Cerise sur le gâteau, ce portable est totalement silencieux malgré la puissance impressionnante délivrée par le Core Duo T2400. Tout au long des tests, le ventilateur ne s’est jamais mis en action ! Mieux, le portable ne chauffe guère même dans les situations les plus stressantes où la ventilation plus que discrète est à peine audible. Les prestations du « petit » GeForce Go 7400 Turbo Cache sont bien au-dessus de nos attentes. Le disque dur est plus qu’une ombre au tableau, c’est une réelle tare… On regrette également quelques détails comme l’absence d’un indicateur d’autonomie restante ou de port infrarouge. Côté technologie, le Core Duo apporte aux portables une souplesse qui a cours depuis bientôt une année dans les desktops. Le Core Duo repousse même la barre plus haut étant donné qu’il distille ses performances en chauffant nettement moins qu’un Athlon 64 X2 ou même que les derniers Pentium-m Dothan. Si Centrino Duo n’est pas une révolution aussi impressionnante que ne l’était la première plateforme Centrino, elle est bien plus qu’une simple évolution…

Technologie Centrino Duo : 9/10
Pour :
Puissance et souplesse, faible dissipation thermique, prix correct, autonomie relativement bien préservée
Contre : Pas de 64bits

Sony Vaio VGN-FE11S : 9/10
Pour :
Design, qualité, performances du Core Duo T2400 et du GeForce Go 7400 TC, utilitaires Viao, hyper silencieux, Bluetooth, graveur polyvalent, autonomie correcte, gros disque mais…
Contre : … d’une lenteur accablante, écran 1280×800, pas de jauge d’autonomie