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Depuis l’arrivée de l’EEE PC d’Asus dans nos contrées en 2008, le marché des netbooks s’est montré particulièrement actifs. Trois ans plus tard, c’est l’hécatombe ! Que s’est-il passé ? Dans les premiers mois, les netbooks ont connu une évolution fulgurante. Un modèle était à peine commercialisé en Europe que son successeurs faisait là une. En moins de six mois, le netbook est passé d’un Celeron 900 et d’un écran 7 pouces en 640×480 à un Atom avec un écran de 9 ou 10 pouces en 1024×600. Pour notre plus grand plaisir, les constructeurs se sont livrés une course à l’autonomie puis ont joué la baisse des prix. Exception faite de l’ION et du passage marginal du processeur VIA Nano dans le Samsung NC20, le netbook n’a pas vraiment évolué techniquement. Les Atom Z (fréquence réduite) ont bien apporté les écrans de 11,6 pouces HD mais l’Atom n’étant déjà pas bien musclé, le couple Atom Z & Poulsbo était tout simplement anémique… Les derniers netbooks à avoir suscité de l’intérêt sont les modèles de 12 pouces avec l’ION. Mais s’agit-il encore de netbooks ? Leur prix et leur « encombrement » n’est plus vraiment en rapport avec le concept initial.

Si en 3 ans la puissance n’a pas évolué, la demande a bien changé. Aujourd’hui, la vidéo joue un rôle important sur Internet et les netbooks à base d’Atom ont toutes les peines du monde à lire de simples vidéo HD depuis Youtube. Personne n’était demandeur d’une course folle à la puissance au niveau des netbooks mais la stagnation de leurs performances est nuisible. La dernière génération d’Atom se traîne autant que la première… Quand on sait qu’un smartphone ou une tablette tactile lisent des vidéos HD voire Full HD, sans problème, il y a de quoi se poser des questions. Depuis fin 2010, les constructeurs de netbooks ont surtout annoncé des tablettes, délaissant complètement les netbooks. Il est vrai qu’il est difficile de trouver un argument pour le marketing : Quoi de neuf avec ce nouveau netbook ? Heu, rien…

Pourtant le netbook n’est pas vraiment un concurrent de la tablette. Cette dernière s’avère agréable pour consulter de l’information mais même répondre dans un forum est fastidieux avec un clavier virtuel. Le netbook est-il mort pour autant ? Non, enfin, c’est ce que nous espérons car la demande existe toujours. Le netbook a clairement trouvé sa place dans les auditoires auprès des étudiants qui préfèrent un netbook et un PC fixe qu’un pc portable nettement plus lourd et bien peu performant à côté d’un ordinateur de bureau. Il manque plusieurs choses aux « netbooks Atom » : un peu plus de puissance (pas besoin de rivaliser avec un Core i3 mais se traîner à niveau de performances d’un Centrino de 2003 devient pénible), une meilleure résolution (entendez « HD ») et un circuit graphique capable de gérer les flux vidéo issus de Youtube. Ce n’est pas pour rien que les netbooks ION restent demandés.

L’Aspire One 522, un des premiers netbooks « Fusion », avec un écran 10 pouces en 1280×720, une puce Radeon HD 6250 (de puissance comparable à l’ION) intégrée au processeur C-50 1 GHz (APU) devrait redonner vie au marché des netbook. Sauf si les constructeurs décident de tuer le concept pour faire place nette à la tablette. Un produit qui à nos yeux répond bien plus à un besoin de « nouveau concept » qu’à des attentes bien réelles… La tablette reste un objet de luxe vu son prix et nécessite un ordinateur en complément alors qu’un netbook est un ordinateur à part entière. Il reste à souhaiter un grand succès à l’Aspire One 552 et espérer l’arrivée de nombreux modèles concurrents !